
Trouver la force grâce à la foi, la reconstruction et à l’amour
Je suis une survivante d’abus psychologiques et physiques. J’ai été victime de viols entre l’âge de 18 mois et 19 ans. J’ai dû faire face à des circonstances qui m’étaient défavorables. J’ai surmonté ces épreuves, je me suis battue. Et même si ces souvenirs resteront toujours gravés dans ma mémoire, je sais que Dieu a toujours veillé sur moi. Même si de mauvaises choses se sont produites, ce n’était pas à cause de lui. C’était à cause de personnes qui avaient leurs démons et de mauvaises intentions.
Ce n’était pas un parcours facile. À la fin de mon adolescence, j’ai commencé à consommer des drogues récréatives. Je suis passée d’une drogue à l’autre. Puis j’ai trouvé ma préférée : la morphine. Elle faisait tout ce qu’elle promettait. Elle m’engourdissait, me permettait de m’évader. Et cela me convenait jusqu’à ce que je réalise que cette voie allait me tuer
Des années plus tard, j’ai rencontré l’homme qui allait devenir mon mari. Il m’a dit qu’il tenait beaucoup à moi et qu’il m’aimait, mais qu’il ne soutiendrait personne qui s’autodétruisait de cette manière. Je le remercie chaque jour, car ses paroles m’ont ouvert les yeux. Je risquais de passer à côté d’une merveilleuse opportunité avec cet homme formidable. J’ai donc cassé toutes mes seringues. J’ai appelé les services sanitaires. Je leur ai dit ce que j’avais fait et leur ai demandé de garder ces produits sous clé afin que personne ne soit tenté.
Je suis sobre depuis le 11 septembre 2001. Je me suis reconstruite. J’ai aujourd’hui trois enfants âgés de 17, 13 et 10 ans. Ils sont tous autistes, ce qui peut parfois être difficile, mais c’est une qualité, pas un handicap. J’ai trouvé beaucoup de clarté. Je suis mariée depuis 18 ans. Mon mari est mon meilleur ami. Il est mon conseiller. Il est mon épaule sur laquelle je peux pleurer.
Il faut aller de l’avant, car si on reste tourné vers le passé, on ne pourra jamais trouver l’espoir, le pardon et la confiance en autrui. Sans espoir, nous n’avons rien. Nous n’avons rien fait pour mériter cela et je ne vais plus me taire. Mais comme je l’ai dit, grâce à ma foi et à mon mari, j’ai trouvé la force de partager mon histoire, ce qui m’a aidée à alléger mon cœur. Je vous adresse toute mon affection à tous ceux qui ont vécu la même chose.
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